Jeudi 18 septembre 2008
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Lors de mon stage en lorraine, j'en ai profité pour aller visiter une page de notre histoire : Le
Struthof (En alsace)
Entrée du
camps
Le lieu est resté tristement célèbre pour avoir accueilli le seul camp de concentration et d'extermination installé par les nazis sur le territoire français, l'Alsace-Lorraine étant
alors annexée au IIIème Reich.
Le camp fut opérationnel du 21 mai 1941 jusqu'à son
évacuation par les SS en septembre 1944. Il fut libéré par les Américains le 23 novembre 1944. Il comprenait aussi des dizaines de kommandos, camps de travail annexes
répartis dans l'est de la France et en Allemagne.
Le nombre total de prisonniers est estimé à 52 000,
originaires de différents pays.
Le camp était principalement un camp de travail mais il contenait également
une chambre à gaz et un four crématoire.
Le travail intensif, la malnutrition, les mauvais traitements et l'évacuation finale provoquèrent environ 20 000
morts.
Pierre Seel, seul Français déporté pour
homosexualité à avoir osé porter témoignage, arriva au Struthof en
mai 1941, à l'âge de 17 ans. En 1994, il publia un
récit-témoignage intitulé Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel (Calmann-Lévy), resté sans équivalent en France. Il y raconte les tortures endurées au Struthof. Il y décrit aussi la mise à mort de son premier amour, Jo, 18
ans, dévoré vivant par des chiens devant les prisonniers du Struthof.
La chambre à gaz, située en contrebas du Struthof, fut utilisée du 11 au 19 août 1943. 57 hommes et 30 femmes, tous Juifs, furent envoyés de Birkenau pour y être assassinés avec des sels cyanhydriques dans le but de disposer de leur squelette pour l'Institut
anatomique de Strasbourg. Une personne ayant été préalablement exécutée par balle pour rébellion, ce sont finalement 86 personnes
qui furent gazées par le commandant SS du camp, Joseph Kramer. La chambre à gaz fut par la suite utilisée pour 15 expériences sur le gaz phosgène par le virologiste Otto Bickenbach sur des détenus de droit commun et des Tziganes.
Chambre a
GAZ Bac ou était déposé les
morts
Quatre femmes, deux Britanniques et deux Françaises, agents de la Special Operations Executive, un service secret britannique, furent exécutées par injection le 6 juillet 1944. Une plaque commémorative apposée à l'entrée du four crématoire rappelle
leurs noms : Diana Rowden, Vera Leigh, Andrée Borrel et Sonya Olschanezky.
Four
crématoire env 20
personnes étaient entassé dans ce
genre de petites pieces.
Procès postérieurs à la guerre :
Nous connaissons le nom des sept femmes qui servirent dans le camp. Il s'agit de Maria Aichele, Berta Bommer, Maria Luise
Merkle, Elisabeth
Peschke, Else Rueck, Kreszenzia Ruf (qui servit aussi à Geislingen) et Anna Zengerle, qui servit comme Aufseherin à Ravensbrück.
Fritz
Hartjenstein mourut en prison avant que sa sentence soit exécutée. Les sentences suivantes furent prononcées le
11 octobre 1946 :
Joseph Kramer, commandant SS du camp, a été fait prisonnier par les Britanniques à Bergen-Belsen, camp de concentration situé en Allemagne, dont il a assuré le commandement après l'évacuation du Struthof ; condamné à mort, il a été pendu à Lunebourg, en
1945.
Les transformations du camp après la guerre
:
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1949 La gestion du site est placée sous la tutelle du ministère des Anciens combattants et Victimes de guerre.
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1950 Le site du camp est classé monument historique.
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1951 Le bâtiment de la chambre à gaz est classé monument historique.
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1954 Les baraques qui menaçent de s'effondrer sont détruites à l'exception de quatre d'entre elles situées en haut et en bas du site : en haut, la
baraque n° 1 et la baraque des cuisines ; en bas, la baraque du four crématoire et la baraque du bloc cellulaire.
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23 juillet 1960, le Mémorial
aux martyrs et héros de la déportation, ainsi que la nécropole nationale sont inaugurés par le Président de la République, le général de Gaulle.
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27 juin 1963 inauguration
du musée de la déportation de Natzweiler-Struthof, aménagé dans la baraque n°1 par le Ministère des Anciens combattants.
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Nuit du 12 mai au 13 mai 1976 destruction
totale du musée par un incendie criminel perpétré par des négationnistes néo-nazis; il sera reconstruit selon les plans d'origine.
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3 novembre 2005, à l'occasion
du 60e anniversaire de la libération du camp, le Président de la République, Jacques Chirac, inaugure sur le site de Natzweiler-Struthof, le Centre européen du résistant déporté.
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